Je viens de terminer mon premier polar de Jo Nesbo, encensé par la critique et par La Grande Librairie. Il était donc temps que je découvre. Au hasard, j’ai choisi : « Du sang sur la glace ».

 

du sang sur la glace de Jo Nesbo

 

Quatrième de couverture

 

          Quand on gagne sa vie en supprimant des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit.

          Olav est le tueur à gages attitré d’un gangster qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue à Oslo.

          Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent. C’est la jeune épouse – infidèle – de son boss.

          Et il est chargé de la tuer…

 

 

Ce que j’en pense :

 

          Quand je propose en guise de résumé la quatrième de couverture, cela ne présage rien de bon la plupart du temps.

          Olav, le héros, liquidateur en série d’un trafiquant notoire ne m’inspirait pas tellement, malgré son handicap, la dyslexie qui pimente un peu le récit : un dyslexique qui écrit en cachette, avec une enfance calamiteuse dans la violence, sauve une « prostituée », sourde et muette qui devait payer pour son souteneur du genre tordu et qui se retrouve caissière dans un supermarché, c’était tentant… ces deux-là ont des problèmes pour s’exprimer…

          C’est Olav, notre dyslexique, qui raconte l’histoire à la première personne, et cela pimente un peu le récit. Certaines réflexions sur la vie sont assez étonnantes.

          Tomber amoureux de la cible désignée par le big boss, on le voit venir de loin, mais c’était assez drôle pour continuer la lecture et tenter de savoir à quel point Olav est « déjanté », ne sachant jamais très bien s’il est dans le virtuel ou la réalité.

          Il y a des idées originales : la drogue qui circule cachée sous les cagettes de poisson,  la scène de l’expédition punitive à la morgue, par exemple mais malgré toutes les tueries qui auraient pu finir par être comiques à force, je n’ai pas été emballée. J’ai terminé le livre car il y avait quand même un peu de suspens mais je suis restée sur ma faim, je m’attendais à… autre chose.

          J’ai aimé la fin. C’est ce qui me donne envie de lire un autre livre de l’auteur, car après tout, c’était peut-être une mauvaise pioche. Ce livre va être porté à l’écran avec Leonardo Di Caprio…

          Note : Bof… on va dire 6/10

 

 

L’auteur :

 

          Né en 1960,  Jo Nesbo est un ex-footballer, musicien, écrivain et scénariste norvégien, auteur de roman policier et de littérature d'enfance et de jeunesse. Ila été propulsé sur la scène littéraire avec « L’homme chauve-souris », récompensé en 1998 par le Glass Key Prize attribué au meilleur roman policier nordique de l’année.

          Suivront "Les cafards", et "Rouge-Gorge", sacré meilleur polar norvégien de tous les temps par les lecteurs ainsi que par les auditeurs de la radio nationale.

 

 

Extraits :

 

          La neige dansait comme du coton dans la lumière du réverbère. Sans direction, sans savoir si elle voulait monter ou descendre, elle se laissait simplement guider par ce foutu vent glacial qui venait des grandes ténèbres du fjord d’Oslo. Ils tourbillonnaient ensemble, le vent et la neige, tournaient et tournaient sur les quais, dans le noir, entre les hangars fermés pour la nuit. Jusqu’à ce que le vent se lasse et laisse sa partenaire de danse tout contre le mur. P 9

 

          Qu’est-ce donc qui nous fait prendre conscience que nous allons mourir ? Que se passe-t-il le jour où nous comprenons que la fin de notre vie n’est pas seulement une possibilité, mais un foutu fait ? C’est sûrement différent pour tout le monde, mais pour moi, ça a été de voir mourir mon père. De voir combien c’était banal et physique, comme une mouche sur l’appui d’une fenêtre. P 31

 

          Assis sur la rive, j’avais contemplé la surface en songeant que c’est ce que nous laissons derrière nous, quelques anneaux dans l’eau qui sont là un moment et puis disparaissent. Comme si nous n’avions jamais été là.

          C’était ma première expédition. P 84

 

 

Lu en avril 2016