Je vous parle aujourd’hui d’un livre que beaucoup de lecteurs semblent aimer et qui m’a laissée perplexe, décontenancée.

 

Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg

 

Résumé

 

          Maggie Fortenberry, ancienne Miss Alabama a décidé de mettre fin à ses jours. Elle n’est ni malade ni dépressive, mais la soixantaine semble lui peser. Son travail dans une agence immobilière ne l’emballe plus tellement, même si elle s’entend bien avec ses collègues.

          Elle nous fournit seize raisons prouvant qu’il faut en finir avec la vie et met en place son scénario, solde ses comptes, distribue ses vêtements, met son appartement en vente. Mais, un imprévu survient et elle doit remettre son projet à plus tard : son amie Brenda l’invite à un spectacle de Derviches tourneurs.

          Et bien sûr, il y aura des imprévus à répétition pour retarder l’échéance..

 

Ce que j’en pense :

 

          J’ai décidé de lire ce livre car les critiques étaient plutôt sympathiques, et il me fallait une lecture facile dans une période de vie difficile. Donc, je n’avais pas envie de faire trop travailler mon cerveau.

          Certes, j’ai trouvé l’histoire amusante, et l’héroïne sympathique au début. Une ancienne Miss qui est passée à côté de sa vie, à côté de l’amour car il voulait devenir Miss America et se retrouve agent immobilier en compétition avec une autre agence tenue par Babs, une femme exécrable, prête à tout pour vendre, souffler les contrats aux autres de façon malhonnête.

          D’abord, les seize bonnes raisons pour mettre fin à ses jours m’ont pu convaincue : "pas de vieillesse (pas de prothèse du genou ou de la hanche), plus besoin de se teindre les cheveux, plus de décisions à prendre, plus de mauvais plateaux-télé, plus de rendez-vous chez le dentiste ou le médecin, plus de surprises désagréables... " !!!  

          Ses amies Brenda, une femme noire inscrite aux boulimiques Anonymes et qui s’empiffre de crèmes glacées en cachette et veut devenir maire de la ville, et Hazel, femme de petite taille (1m02) très dynamique et toujours positive,  sont sympathiques.

          On a d’un côté les bons, de l’autre la méchante, un squelette dans le placard d’un riche manoir, les jumeaux Edward et Edwina dont on comprend très vite le pseudo mystère…

         J’avais aimé le film « Beignets de tomates vertes » tiré du roman de cette auteure d’où l’envie de me laisser tenter. Fannie Flagg avait un thème de départ qui aurait pu être drôle, elle a tenté d’évoquer les problèmes raciaux, le statut des Noirs, mais elle a préféré rester dans le superficiel. C’est sûr qu’on n’a pas trop envie de vivre dans la peau de Maggie..

          Bref, je l’ai terminé parce que je voulais laisser une chance à Fannie Flagg de me convaincre mais j’ai trouvé ce livre fade, « cucul la praline » comme disait ma grand-mère. Certes j’avais besoin de lecture facile pour reposer mes neurones, cela a marché, j’ai dû en faire travailler deux (neurones) et il y a quand même 340 pages…

          Il faut dire que je dégustais en même temps « le gueuloir, perles de correspondances » de Flaubert et cela n’a pas dû arranger les choses.

           Je conçois très bien que ce livre puisse être considéré comme un doudou. Ce n’est pas mon genre de littérature donc, la prochaine fois je prendrai un polar pas trop trash pour me détendre….

          Note : 5/10

 

 

L’auteur :

 

          Fannie Flagg est née à : Birmingham, Alabama, le 21/09/1944.

          Elle commence à écrire dans les années 60, et après une longue pause qu’elle attribue à sa dyslexie et sa hantise des fautes d’orthographe, elle publie son deuxième roman, « Beignets de tomates vertes » grand succès, qui est adapté au cinéma.

 

Extrait :

 

          « Quitte à écrire une lettre, il fallait l'écrire à la main. Taper ce genre ce message sur un ordinateur aurait quelque chose d'impersonnel et d'assez mauvais goût. Maggie ouvrit le tiroir de droite, dont elle ressortit un petit kit de papeterie contenant dix feuilles bleu clair à monogramme, et autant d'enveloppes assorties. Elle préleva quelques feuilles, une seule enveloppe, et chercha un stylo à bille en état de marche dans le gobelet en cuir brun à gaufrures dorées, où elle les rangeait. Tandis qu'elle en essayait un autre, puis encore un autre -tous des cochonneries en plastique-, elle se mit à regretter de n'avoir pas conservé au moins un bon stylo à plume, et le flacon d'encre marron Montblanc qu'elle avait pourtant gardé des années."

 

Lu en février 2016