Je vais essayer de parler aujourd’hui d’un livre classé comme BD par les uns et comme shonen manga (manga pour jeune garçon par opposition à Shojo manga destiné aux filles) pour les autres.

         Je l’ai découvert grâce à l’opération masse critique BD-mangas de Babelio que je remercie ainsi que NATS Editions pour leur gentille dédicace.

Les Géants de Fer, tome 1 d'Yvan POSTELles géants de fer T1 4e de couv

 

 

 

          Le shōnen manga n'est pas un genre, le terme désigne la cible éditoriale du manga. Ainsi, un manga est considéré comme un shōnen s'il a été prépublié au Japon dans un magazine dont la cible première est composée d'adolescents de sexe masculin, tel que Shonen Jump, magazine de prépublication de mangas hebdomadaire de type shōnen créé par l’éditeur Shūeisha le 2 juillet 1968 et toujours en cours de publication. Il fait partie de la gamme de presse « Jump » de l’éditeur, celle-ci étant destinée à un public masculin de tous âges.

          Je vous épate n'est-ce pas?  merci Wikipedia !!

          Tout cela pour dire que, pour ma part, je rangerais plutôt ce livre dans les BD.

 

Résumé

 

          L’histoire se passe sur la planète Alkinoïde sur laquelle arrive le nouveau gouverneur, Roghur,  dont le vaisseau spatial fait un atterrissage (« alkinoïdage » serait peut-être mieux approprié)  plutôt brutal.

          Il a été désigné pour diriger la planète et notamment la mine de Burium dont la planète regorge et qui une fois raffiné devient une source d’énergie.

          Dans la mine tous les habitants sont utilisés comme esclaves et chacun est surveillé par un robot. Un ancien, Kanos, ne voit pas d’un bon œil l’arrivée du nouveau gouverneur et pressent un durcissement des conditions de travail.

          C’est dans la mine que l’on fait la connaissance de notre héros, Assélios.

         Après la journée de travail, Kanos l’ancien leur raconte l’histoire de leur peuple, les Kalhahari,  l’invasion et la colonisation de leur planète par les Zhôls et  la légende selon laquelle un grand guerrier viendra la délivrer.

          Le gouverneur vient visiter la mine, durcit les conditions de travail et…c’est l’accident…

 

 

Ce que j’en pense :

 

          Ce manga nous raconte les conditions de travail difficiles, l’esclavage, les mauvais traitements dans la mine, de façon très sombre qui alterne avec les veillées plus douces où les jeunes écoutent parler les anciens et la légende leur permet de garder un espoir dans ce monde de brute !!!

          Les héros sont tous accompagnés de robots, qui les maintiennent dans le droit chemin ce qui fait penser, bien sûr, à la vidéosurveillance chère à notre époque… 

          Assélios, après l’accident parvient à s’enfuir et on l’accompagne dans sa cavale (le fugitif ?) ce qui nous permet de rencontrer d’autres personnages sympathiques.

          On retrouve donc des thèmes qui marchent et sont toujours d’actualité : l’asservissement par les tous puissants qui détiennent le pouvoir, et se comportent en dictateurs dans le but de dominer et de s’enrichir, comme dans les « Misérables » ou dans les romans de Zola (la mine, les travailleurs), la maltraitance,  le travail des enfants, mais aussi des vieillards sui sont la mémoire du peuple, une légende qui promet la venue d’un sauveur, un enfant qui peut être l’espoir justement.

          Donc, l’histoire en elle-même est intéressante. Seulement, je n’ai pas du tout aimé les dessins qui sont très sombres, agressifs, tristes même si Assélios est mignon, le robot Arto qui le surveille également et l’ancien ressemble à un vieux sage…

          Certes, l’histoire est sombre mais quand même, les dessins font penser aux camps Nazis, ils sont sinistres. Et pourtant, j’aime les dessins en noir et blanc (cf. mon engouement pour « Cesare ») donc, ce n’est pas cela qui m’a gênée. Je trouve que tout est agressif, la forme des engins spatiaux, les combinaisons dont sont revêtus les gens, on se sent enfermé dans le dessin, étouffé et c’est dommage d’autant plus que la couverture est en couleurs et c’est elle qui m’avait conduite à sélectionner le livre.

          Donc, j’ai aimé l’intrigue, et Assélios m’a plu, mais pas du tout les dessins. Je ne sais pas si je lirai la suite, peut-être par curiosité pour l'intrigue…

 

          Note : 5/10

 

 

L’auteur :

 Je n'ai pas réussi a trouver des informations sur Yvan POSTEL, il fait partie l'équipe de NATS Editions

Lancée en juin 2013, Nats Editions est une maison basée en Allemagne et qui a connu un développement très rapide. Comptant déjà une vingtaine de titres à son catalogue, cette maison avait souhaité au départ se spécialiser dans l'édition numérique mais la demande de livres imprimés a été la plus forte.

 

Yvan Postel Salon fantastique 2014 3

Fondée par Natalie Sieber, cette maison fonctionne aujourd'hui par autofinancement, une publication vendue finançant celles encore à venir. Mais, dans une perspective constante de développement, Nats Editions a souhaité faire appel au financement participatif pour assurer un développement plus rapide de sa structure. L'ensemble du projet est consultable sur le site Ulule.

La marque de fabrique de Nats Editions est l'audio qui vient se mêler au texte. Ainsi « L'Edition Collector » publie des livres associés à un CD audio. Le concept de « B.O. de livre », lancé par Nats Editions, fait collaborer écrivains et musiciens. Aux côtés de la sortie du livre, un CD comportant quelques titres est proposé, en lien immédiat avec l'œuvre qui lui est associée.

 

 

 http://nats-editions.com/nos-ouvrages/BDs%20et%20Mangas/Les%20G%C3%A9ants%20de%20fer%20-%20T1.html

 

Extraits :

 

Voici quelques planches  (les moins sombres) :

les géants de fer planche 2les géants de fer planche 3

 

 

Lu en janvier 2015