Et voici donc le livre du jour:

 

les saisons de Louveplaine Cloé Korman

 

Résumé

 

Nour vit en Algérie ; elle est mariée à Hassan qui est parti travailler en France et ils ont une petite fille. La dernière fois qu’ils se sont vus, c’était à l’aéroport d’Alger pour le retour d’Hassan vers Paris.

N’ayant plus de nouvelles d’Hassan, Nour décide de venir en France, rejoindre son mari, laissant sa fille avec se famille. Elle a l’adresse mais la ville n’est pas du tout ce qu’elle avait imaginé. Hassan habite dans la banlieue, à Louveplaine, une petite ville dans la Seine Saint-Denis

Elle se débrouille pour arriver à l’appartement, au quinzième étage de la tour Triolet, qu’Hassan est censé meubler, et d’aménager un peu pour les accueillir. Et là, déception cruelle, l’appartement est vide, et ce n’est pas comme cela qu’elle avait imaginé la France.

Nour, s’installe et se met à la recherche d’Hassan. Elle se lie un peu avec les gens de la Tour. Il y a sa voisine aide-soignante, qui a deux enfants, un jeune Sonny qui lui fait un peu peur car elle ne comprend pas bien ses intentions. C’est un bon élève au lycée mais qui est-il réellement ? Il dit qu’il connait Hassan et qu’il sait où on peut le trouver. Peut-elle lui faire confiance ?

Peu à peu, elle découvre qui était vraiment Hassan, avec ses trafics en tout genre, qu’elle continue à assurer car il faut bien vivre. Peu à peu, on voit chaque personnalité évoluer ou tenter d’évoluer.

 

Ce que j’en pense :

 

J’ai essayé de m’accrocher, j’ai posé le livre plusieurs fois car je n’arrivais absolument pas à accrocher à l’histoire et au style d’écriture de Cloé Korman.

Premier abandon au bout d’une cinquantaine de pages. Puis, je me suis dit que Nour avait quand même du cran pour oser venir dans un pays qu’elle ne connaît pas,  toute seule, dans une cité, pour retrouver son mari dont elle est sans nouvelles.

J’ai donc continué, son culot me laissant admirative quand même. Les trafics cannabis, comprimés et autres, cela pourrait peut-être m’attacher à cette femme, qui sait ? Et surtout, je n’aime pas abandonner un livre en route, avant de donner le maximum de chances à l’auteur de me convaincre. Mais, quand on en est arrivé au régime de chiens que l’on préparait au combat, c’était trop.

C’est le premier roman de  Cloé Korman que j’ai ouvert et je l’ai refermé à la page 163. Il en comporte 397, mais ce n’est pas pour moi.

J’ai l’habitude de lire toutes sorte de livres très souvent difficiles, dont beaucoup sur la seconde guerre mondiale, la Résistance, les camps de déportation, les souffrances physiques ou morales, la maltraitance  j'en ai lu sur les banlieues, la délinquance, etc. etc.   mais là, non. Impossible de m'accrocher. Ce n'est pas le thème qui m'a rebutée.  Le style de l'auteure de me convient pas.

J’ai tenu aussi longtemps que j’ai pu, j’ai même relevé des citations mais le voyage s’est arrêté. Le livre est resté encore une semaine ou deux, dans un coin pendant que j’en lisais d’autres, au cas où, puis je l’ai ramené à la médiathèque.

 

 

L’auteur :

 

 

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Cloé Korman est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l’histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, Les Hommes-couleurs a été récompensé par le prix du Livre Inter et le prix Valery-Larbaud, et s’est vendu à plus de 30 000 exemplaires

 Cloé Korman

 

 

Extraits :

 

« Si tu voyages vite, lui dit-il, en un jour au lieu d’une semaine par exemple, on va te retirer les jours dus à l’autre bout de ta vie, c’est obligé. Il vidait le tiroir-caisse. Le pas de l’homme fait la route en tant de jours, si tu les supprime avec un moyen de transport, ou avec un autre moyen de transport, tu te crois maligne ? Dieu t’a donné une seule vie, avec un certain nombre de jours et ta propre vitesse. Ya benti, tu crois pouvoir gagner du temps ? Mais il y a quelqu’un derrière qui recalcule ! Ces jours-là de gagnés, on te les refacture à l’autre bout. P 34

 

Comme d’habitude la vieille sortira indemne de ce genre d’épisode, son regard juste un peu plus ces et ses iris plus pâles, sa méthode de dépressive suffisamment rodée pour être sûre à tous les coups d’avoir aggravé sa solitude aux frais des autres. P 41

 

C’est pas tout de les nourrir, ça consomme beaucoup en médicaments parce que ces bêtes-là, tu ne les laisses pas tranquilles comme ça dans un appartement, tu leur donnes des calmants, ça consomme beaucoup de calmants ; et après pour les combats tu leur donnes le contraire, tu leur donnes des excitants… On peut même leur donner du café, mais avec des cachets ça va plus vite, ça leur rentre mieux dans les sangs. – oui c’est vrai, des calmants, des excitants. On les excite pour les combats. P 144 (à propos des combats de chiens)

 

C’était alors sans compter le doublement du devis que venait de provoquer le ministère de la culture en publiant au mois de janvier un arrêté préfectoral qui classait comme monument historique, et en saisissant le tribunal administratif de Cergy afin de faire interdire la démolition de ce précieux pan de notre mémoire architecturale. P 156

 

Lu en mai 2014


 Abandon en route !!!!!!