Ces derniers temps, j'ai lu beaucoup de livres difficiles, donc j'ai eu envie de faire une pause. En général, quand je suis fatiguée, je lis un bon polar ou une BD, enfin un livre où je n'ai pas trop besoin de réfléchir pour mettre mes neurones en vacances.

Je découvre ce livre, paru début 2014 en français :

la danse de la mouette

 

Résumé

 

Le commissaire Montalbano se promène au bord de la mer et voit une mouette qui évolue dans le ciel puis plonge d’un coup et s’écroule comme si quelqu’un lui avait tiré dessus, sans qu’on ait entendu le moindre coup de feu.

Il rentre chez lui perplexe, car la mouette après vérification est bien morte mystérieusement. Il va chercher son amie Livia qui vient passer un week-end prolongé chez lui avec plein de projets dans la tête.

Ça commence mal car son collègue Fazio semble avoir disparu et il oublie l’heure (il devait retrouver Livia dans un restaurant mais sans préciser l’heure car pour lui le temps est élastique et il arrive toujours très en retard d’où une grosse dispute par téléphone portable interposée.

Les choses se compliquent quand la femme de Fazio arrive au commissariat pour demander des explications : son mari a dit avoir été appelé par le patron (dottore) pour se rendre vers les docks et depuis plus de nouvelles.

Il semble qu’un meurtre ait été commis dans les docks mais est-ce Fazio ou quelqu’un d’autre, on l’apprendra en suivant l’enquête.

 

 

Ce que j’en pense :

 

C’est le premier roman d’André Camilleri que je lis et je n’ai pas beaucoup apprécié. Ce n’est pas son premier polar, puisqu’il en a écrit une vingtaine.

Le style est assez drôle et les rapports de Montalbano avec la nourriture, ou avec son entourage sont amusants, mais l’intrigue traîne en longueur. La vie dans ce petit port de pèche avec tous ses trafics, la maffia qui n’est jamais très loin, les corps qui sont jetés dans les puits dans un endroit perdu, une main coupée…. D’accord, il y a de l’animation mais…

La tentative d’assassinat à l’hôpital, les changements de chambres, pour éloigner la mafia, on se méfie de tout le monde. Jamais l’angoisse ne monte. Le scénario se déroule avec des séquences parfois amusantes, donc on se laisse prendre au jeu et on continue à tourner les pages.

Ce que j’ai bien aimé dans ce livre, en fait, c’est la façon dont le traducteur s’y est pris pour adapter la langue car il y a trois niveau : la langue officielle l’italien, l’italien  sicilianisé, et le dialecte pur.

On a donc un texte écrit à la fois en français pour traduire la langue officielle, pour l’italien de Sicile le traducteur a choisi des termes du français du Midi et pour le dialecte les mots sont écrits dans la « langue originale » avec la traduction entre parenthèse.

Ceci donne des phrases parfois drôles et on met du temps à s’adapter au « langage Calillerien ».

C’est cela qui m’a permis de finir le livre. Peut-être n’ai-je pas commencé par le bon livre de cet auteur car j’ai dû mémoriser tous les noms des personnages qui doivent être familiers aux fans de l’auteur. En tout cas, je n’ai jamais vraiment accroché à  l’intrigue et au héros. Ce n’est pas un rythme assez rapide pour moi.

Bref, je voulais un livre facile à lire après les derniers romans que j’ai lus et qui étaient plutôt durs, voire perturbants, mais là,  je me suis plutôt ennuyée….

 

Note : 5/10

 

 

L’auteur :

 

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Italien, d’origine sicilienne, né le 06 septembre 1925, à Porto Empedocle, dans la province d'Agrigente, Andréa CAMILLERI a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner cers la littérature.

On lui doit une vingtaine de romans.

Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le « phénomène » Camilleri.

 

 

 

Extraits :

 

« En un tournevire, Montalbano sortit sur la plage et arriva à un pas de lui (l’oiseau). La mouette ne manifesta pas qu’elle l’avait vu mais, tout de suite après, son mouvement tournoyant devint incertain, toujours plus trébuchant, et à la fin l’aceddro, l’oiseau, après avoir émis un son très aigu, perdit l’appui de l’aile, se coucha sur le côté et mourut. P 16

 

Il arriva avec elle sur le parking, en s’excusant toujours, et la vit monter dans la voiture de son époux. Donc, Fazio ne l’avait pas prise quand il était allé là où il est allé. P 36

 

En attendant, il avait dit des calembredaines à sa femme, à savoir qu’il avait rendez-vous avec lui au port. Pourquoi justement au port ? ça pouvait tout signifier ou ne rin vouloir dire. P 37

 

Il s’aréveilla le lendemain matin qu’il était 8 heures. Il avait dormi douze heures d’affilée. Il se sentait parfaitement reposé mais avec un ‘pétit à mordre le pied d’une chaise. P 99

 

Peut-être était-ce pour ça que… et tout de suite, il eut honte de la pinsée qui lui venait. A savoir que la passion de Gallo pour la vitesse en voiture était une compensation de ce qui lui avait manqué petiot. Un truc de films ‘méricains, quand ils t’expliquent qu’un type est devenu violeur passque, quand il était minot, son père avait abusé de lui.

Quand il était plus jeune, des pinsées pareilles ne lui seraient même pas passées par l’antichambre de la coucourde. Manifestement, avec la vieillesse, même la coucourde se relâchait, comme les muscles, la peau… son regard tomba sur le compteur : 170. P 126

 

 

Lu en mars 2014